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 Messe à Ste-Marthe: le « problème » du fils aîné de la parabole

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14032020
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Samedi 14 Mars 2020

Messe à Ste-Marthe: le « problème » du fils aîné de la parabole


« Que le Seigneur nous donne la grâce de comprendre quel est le problème »: comme chaque jour le pape François a conclu son homélie, ce samedi 14 mars 2020, en suggérant la « grâce à demander » à Dieu, après avoir commenté et actualisé la parabole du père et des deux fils. Ce qui est en jeu c’est la « paternité » et donc aussi la « fraternité » dans le monde.

Homélie du pape François :

Nous avons si souvent entendu ce passage de l’Évangile. Jésus dit cette parabole dans un contexte spécial: « Les collecteurs d’impôts et les pécheurs s’approchaient de lui pour l’écouter ». Les pharisiens et les scribes murmuraient en disant: « Il accueille les pécheurs et il mange avec eux ». Et Jésus leur a répondu par cette parabole. Que disent-ils? Les gens, les pécheurs s’approchent en silence, ils ne savent pas quoi dire, mais leur présence en dit long, ils voulaient l’écouter. Que disent les docteurs de la Loi? Ils critiquent. « Ils murmuraient », dit l’Evangile, et ils essayaient d’annuler l’autorité que Jésus avait auprès des gens. Voilà la grande accusation: « Il mange avec les pécheurs, c’est un impur ».

Et puis la parabole est un peu l’explication de ce drame, de ce problème. Que ressentent-ils? Les gens ressentent le besoin de salut. Les gens ne savent pas bien distinguer intellectuellement: « J’ai besoin de trouver mon Seigneur, pour qu’il me comble ». [Les gens] ont besoin d’un guide, d’un pasteur. Et les gens s’approchent de Jésus parce qu’il voit en lui un pasteur, ils ont besoin qu’on les aide à marcher dans la vie. Ils ressentent ce besoin. Les autres, les docteurs, ressentent de la suffisance: « Nous sommes allés à l’université, j’ai fait un doctorat, non, deux doctorats. Je sais bien, bien, bien, ce que dit la Loi; et même, je connais toutes, toutes, toutes les explications, tous les cas, toutes les attitudes casuistiques « . Et ils se sentent suffisants et ils méprisent les gens, ils méprisent les pécheurs: le mépris des pécheurs. Dans la parabole, c’est pareil, que disent-ils? Le fils dit au Père: « Donnez-moi de l’argent et je m’en vais. » Le père donne, mais ne dit rien parce qu’il est père, peut-être se sera-t-il souvenu de quelque bêtise qu’il avait faite étant jeune, mais il ne dit rien.

Un père sait souffrir en silence. Un père regarde le temps. Il laisse passer les mauvais moments. Souvent, l’attitude d’un père c’est de « faire l’idiot » face aux manquements de ses enfants. L’autre fils fait des reproches à son père: « Tu as été injuste », dit un reproche. Que ressentent-ils des personnages de la parabole? Le garçon sent qu’il veut « manger le monde », aller plus loin, sortir de la maison, et peut-être la vit-il comme une prison et il a la suffisance de dire à son père: « Donne-moi ce qui me revient ». Il ressent du courage, de la force. Que ressent le père? Le père ressent de la douleur, de la tendresse et beaucoup d’amour. Puis quand le fils dit cette autre parole: « Je me lèverai – quand il rentre en lui-même – je me lèverai et j’ira chez mon père », il trouve son père qui l’attend, qui le voit de loin. Un père qui sait attendre le temps de ses enfants.

Que ressent le fils aîné? L’Evangile dit: « Il s’indigna », il ressent du mépris. Et si souvent, s’indigner c’est le seul moyen pour ces gens-là de se sentir digne.

Voilà ce que l’on dit dans ce passage de l’Évangile, ce que l’on entend. Mais quel est le problème? Le problème – commençons par le fils aîné – le problème c’est que lui il était à la maison, mais il ne s’est jamais rendu compte de ce que cela signifiait de vivre à la maison: il accomplissait ses devoirs, il faisait son travail, mais il ne comprenait pas ce que c’était qu’une relation d’amour avec son père. « Le fils s’indigna et ne voulut pas entrer. » « Mais n’est-ce pas ma maison? » … pensa-t-il. Comme les docteurs de la Loi. « Les choses ne sont pas en ordre, ce pécheur est venu ici et ils ont fait une fête pour lui, et moi? ». Le père dit une parole claire: « Mon fils, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi ». Et le fils ne s’était pas rendu compte de cela, il vivait chez lui comme si c’était une auberge, sans ressentir cette paternité … Il y a tant d’aubergistes dans la maison de l’Eglise qui se croient les patrons.

C’est intéressant que le père ne dise pas un mot à son fils qui revient du péché, il se contente de lui donner un baiser, de l’embrasser et de faire une fête pour lui; il doit l’expliquer à l’autre, pour entrer dans son cœur: il avait un cœur blindé du fait de ses conceptions de la paternité, de la filiation, de la façon de vivre.

Je me souviens d’un vieux prêtre sage, un grand confesseur, qui a été missionnaire, un homme qui aimait tellement l’Église, et il avait parlé d’un jeune prêtre très sûr de lui, très croyant … qui était une valeur, qui avait des droits dans l’Église. Il disait: « Mais je prie pour ceci: que le Seigneur mette une peau de banane qui le fasse glisser, cela lui fera du bien. » Comme s’il disait ce qui ressemble à blasphème: « Cela lui fera du bien de pécher parce qu’il aura besoin de demander pardon et trouvera le Père ».

Cette parabole du Seigneur nous dit beaucoup de choses qui sont la réponse à ceux qui le critiquaient parce qu’il allait avec des pécheurs.

Mais aujourd’hui aussi beaucoup émettent des critiques, des gens de l’Église, contre ceux qui s’approchent des personnes dans le besoin, des personnes humbles, des personnes qui travaillent, même qui travaillent pour nous.

Que le Seigneur nous donne la grâce de comprendre quel est le problème. Le problème c’est de vivre à la maison mais de ne pas se sentir chez soi, car il n’y a pas de relation de paternité, de fraternité, il n’y a qu’une relation de collègues de travail.
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Source : https://fr.zenit.org/
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