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 Meeting de Rimini : rencontrer Celui qui sauve et qui réalise le désir de bonheur

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24082018
MessageMeeting de Rimini : rencontrer Celui qui sauve et qui réalise le désir de bonheur



Dieu « s’est fait homme » « afin que les hommes puissent rencontrer Celui qui sauve et qui réalise le désir de jours heureux ». C’est ce qu’écrit le pape François à l’occasion de la 39e édition du « Meeting pour l’amitié entre les peuples », qui s’est ouvert à Rimini (Italie) ce lundi 20 août 2018, sur le thème : « Les forces qui meuvent l’histoire sont celles qui rendent l’homme heureux ».

Message du pape François :

Excellence,

Cette année encore, le Saint-Père François désire, par votre intermédiaire, faire parvenir ses salutations cordiales aux organisateurs, aux volontaires et aux participants du XXXIXe Meeting pour l’amitié entre les peuples, salutations auxquelles je joins mes vœux personnels de bonne réussite de cet événement.

Le titre du Meeting : « Les forces qui meuvent l’histoire sont celles qui rendent l’homme heureux », reprend une expression de don Giussani et fait référence à ce tournant crucial de la société autour de 1968, dont les effets ne sont pas épuisés cinquante ans plus tard, au point que le pape François affirme qu’ « aujourd’hui, nous ne vivons pas tant une époque de changement qu’un changement d’époque » (Discours au Ve Congrès national de l’Église italienne, Florence, 10 novembre 2015).

La rupture avec le passé est devenue l’impératif catégorique d’une génération qui mettait son espérance dans une révolution des structures capable d’assurer une plus grande authenticité de vie. Beaucoup de croyants ont cédé à la fascination d’une telle perspective et firent de la foi un moralisme qui, considérant la grâce comme acquise, mettait sa confiance dans les efforts de réalisation pratique d’un monde meilleur.

C’est pourquoi il est significatif que, dans ce contexte, à un jeune entièrement pris par la recherche des « forces qui dominent l’histoire », don Giussani ait dit : « Les forces qui meuvent l’histoire sont celles qui rendent l’homme heureux » (Vita di don Giussani, BUR 2014, p. 412). Par ces paroles, il lui lançait le défi de vérifier quelles étaient les forces qui changent l’histoire, en élevant la barre avec laquelle mesure sa tentative révolutionnaire.

Qu’en a-t-il été de cette tentative ? Qu’est-ce qui est resté de ce désir de tout changer ? Ce n’est pas ici le lieu d’un bilan historique, mais nous pouvons relever certains symptômes qui émergent de la situation actuelle de l’Occident. On recommence à ériger des murs au lieu de construire des ponts. On a tendance à être fermé, au lieu d’être ouvert à l’autre, différent de nous. L’indifférence augmente, plutôt que le désir de prendre l’initiative en vue d’un changement. Un sentiment de peur prévaut sur la confiance dans l’avenir. Et nous nous demandons si, en ce demi-siècle, le monde est devenu plus habitable.

Cette question nous concerne aussi, nous, les chrétiens qui sommes passés à travers la saison de 68 et qui sommes maintenant appelés à réfléchir, avec beaucoup d’autres protagonistes, et à nous interroger : qu’avons-nous appris ? Que pouvons-nous garder précieusement ?

Depuis toujours, la tentation de l’homme est de penser que son intelligence et ses capacités sont les principes qui gouvernent le monde ; une prétention qui se réalise de deux façons : « L’une est la fascination pour le gnosticisme, […] où le sujet reste, en définitive, enfermé dans l’immanence de sa propre raison ou de ses sentiments. L’autre est le néopélagianisme […] de ceux qui, en définitive, font uniquement confiance à leurs propres forces » (Exhortation ap. Evangelii gaudium, 94).

Mais alors, le chrétien qui veut éviter ces deux tentations doit-il nécessairement renoncer à son désir de changement ? Non, il ne s’agit pas de se retirer du monde pour ne pas risquer de se tromper et pour conserver à la foi une sorte de pureté non contaminée, parce qu’ « une foi authentique […] implique toujours un profond désir de changer le monde » (ibid., 183), de faire bouger l’histoire, comme le dit le titre du Meeting.

Beaucoup se demanderont : est-ce possible ? Le chrétien ne peut renoncer à rêver que le monde change en mieux. Il est raisonnable de le rêver, parce qu’à la racine de cette certitude, il y a la conviction profonde que le Christ est le début du monde nouveau, que le pape François résume en ces mots : « Sa résurrection n’est pas un fait relevant du passé ; elle a une force de vie qui a pénétré le monde. Là où tout semble être mort, de partout, les germes de la résurrection réapparaissent. C’est une force sans égale. […] dans l’obscurité commence toujours à germer quelque chose de nouveau » (ibid., 276).

Nous avons vu à l’œuvre cette « force de vie » dans de nombreuses situations au long de l’histoire. Comment ne pas rappeler cet autre changement d’époque qui a marqué le monde ? Le Saint-Père en a parlé à l’épiscopat européen l’année dernière : « Au déclin de la civilisation antique, tandis que la splendeur de Rome devenait ces ruines que nous pouvons admirer aujourd’hui encore dans la ville, tandis que de nouveaux peuples exerçaient une pression aux frontières de l’antique Empire, un jeune a fait résonner la voix du Psalmiste : « Qui donc aime la vie et désire les jours où il verra le bonheur ?» (Benoît, Règle, Prologue, 14. Cf. Ps 33, 13). En proposant cette interrogation dans le Prologue de sa Règle, saint Benoît (…) ne regarde pas la condition sociale, ni la richesse, ni le pouvoir qu’on a. Il fait appel à la nature commune de chaque être humain, qui, quelle que soit sa condition, aime certainement la vie et désire des jours heureux » (Discours sur l’Europe, 28 octobre 2017).

Qui sauvera aujourd’hui ce désir qui habite, même si c’est confusément, le cœur de l’homme ? Seulement quelque chose qui soit à la hauteur de sa soif infinie. Si en effet le désir ne trouve pas d’objet adéquat, il reste bloqué et aucune promesse, aucune initiative ne pourront le faire bouger. De ce point de vue, « il est parfaitement concevable que l’ère moderne, ayant commencé avec une éclosion si exceptionnelle et prometteuse d’activité humaine, termine dans la plus mortelle et la plus stérile passivité que l’histoire ait jamais connue (H. Arendt, Condition de l’homme moderne).

Aucun effort, aucune révolution ne peut satisfaire le cœur de l’homme. Seul Dieu, qui nous a faits avec un désir infini, peut le remplir de sa présence infinie ; c’est pourquoi il s’est fait homme : afin que les hommes puissent rencontrer celui qui sauve et qui réalise le désir de jours heureux, comme le rappelle un passage du Document d’Aparecida (29 juin 2007), fruit de la Ve Conférence de l’épiscopat du continent latino-américain et des Caraïbes. Le Saint-Père, remerciant pour l’exposition consacrée au grand sanctuaire marial d’Aparecida, offre ce passage comme contribution à l’approfondissement du thème du Meeting :

« L’évènement du “Christ ”est, par conséquent, le début de ce sujet nouveau qui surgit dans l’histoire […] : “On ne commence pas à être chrétien par une décision morale ou une grande idée, mais bien par la rencontre d’un évènement, avec une Personne, qui apporte un nouvel horizon à la vie et une orientation décisive.” (Deus caritas est, 1). […] L’essence même du christianisme consiste donc à reconnaître la présence de Jésus-Christ et à le suivre. Cela fut la magnifique expérience de ces premiers disciples qui, rencontrant Jésus, demeurèrent fascinés et remplis de stupeur devant la personnalité exceptionnelle de celui qui leur parlait, devant la façon dont il les considérait, et qui répondait à la faim et à la soif de vie qu’il y avait dans leurs cœurs. L’évangéliste Jean nous a laissé concrètement l’impact que produisit la personne de Jésus dans les deux premiers disciples qui le rencontrèrent, Jean et André. Tout commence avec une interrogation : “Qui cherchez vous? ” (Jn 1, 38). À cette question, répondit l’invitation à vivre une expérience : “venez et vous verrez ”(Jn 1,39). Ce récit restera dans l’histoire comme la synthèse unique de la méthode chrétienne. » (Doc. d’Aparecida, 243-244).

Le Saint-Père espère que le Meeting de cette année sera, pour tous ceux qui y participeront, l’occasion d’approfondir ou d’accueillir l’invitation du Seigneur Jésus : « Venez et vous verrez ». C’est cette force qui, tout en libérant l’homme de l’esclavage des « faux infinis » qui promettent le bonheur sans pouvoir l’assurer, fait de lui un protagoniste nouveau sur la scène du monde, appelé à faire de l’histoire le lieu de la rencontre des fils de Dieu avec leur Père et des fils entre eux.

Vous assurant de sa prière pour que vous soyez à la hauteur de ce défi enthousiasmant, le pape François demande que l’on prie pour lui et pour la Rencontre mondiale des familles qui aura lieu à Dublin les 25 et 26 août prochains.

En y joignant mes vœux personnels, accompagnés de ma prière, je vous prie d’agréer l’expression de mes respectueux sentiments.
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Source : https://fr.zenit.org/
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