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 Conférence de presse dans l’avion Panama-Rome

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28012019
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Questions - Réponses

Pendant le Chemin de Croix, un jeune a prononcé des paroles très fortes sur l’avortement : « Il y a une tombe qui crie au ciel et qui dénonce la terrible cruauté de l’humanité, c’est la tombe qui s’ouvre dans le ventre des mères… Que Dieu nous accorde de défendre la vie avec fermeté et de faire que les lois qui tuent la vie soient annulées pour toujours ». C’est une position très radicale. Je voudrais vous demander si cette position respecte aussi la souffrance des femmes qui sont dans cette situation et si elle correspond à votre message de miséricorde.

Le message de la miséricorde est pour tous, y compris pour la personne humaine en gestation. Après cet échec, il y a la pure miséricorde. Mais une miséricorde difficile parce que le problème n’est pas de donner le pardon, mais d’accompagner une femme qui a pris conscience qu’elle a avorté. Ce sont des drames terribles. Lorsqu’une femme pense à ce qu’elle a fait… Il faut être dans le confessionnal, là tu dois donner la consolation et c’est pour cela que j’ai accordé à tous les prêtres la faculté d’absoudre l’avortement par miséricorde.

Bien souvent, mais toujours, elles doivent « rencontrer » leur enfant. Moi, très souvent, quand elles pleurent et qu’elles ont cette angoisse, je leur conseille ceci : ton enfant est au ciel, parle avec lui, chante-lui la berceuse que tu n’a pas pu lui chanter. Et là, se trouve un chemin de réconciliation de la maman avec son enfant. Avec Dieu, la réconciliation est déjà là, Dieu pardonne toujours. Mais elle doit aussi élaborer ce qui s’est passé. Le drame de l’avortement, pour bien le comprendre, il faut être dans un confessionnal. Terrible. »

Quel a été l’impact de votre mission à Panama ? Quel a été l’impact sur vous ?

Dans une Journée de la Jeunesse, ma mission est celle de Pierre, confirmer dans la foi et cela, non pas par des ordres « froids » ou des préceptes, mais en me laissant toucher le cœur et en répondant à ce qui se passe à ce moment. Je le vis ainsi, cela me coûte de penser que quelqu’un puisse accomplir une mission seulement avec la tête. Pour accomplir une mission, il faut sentir et quand tu sens, tu es touché. La vie te touche, les problèmes te touchent.

À l’aéroport, j’étais en train de saluer le Président et on a amené un enfant de couleur, sympathique, tout petit. Et il m’a dit : « Regardez, cet enfant passait la frontière de la Colombie, sa mère est morte, il est resté seul. Il a cinq ans. Il vient d’Afrique, mais nous ne savons pas encore de quel pays parce qu’il ne parle pas anglais, ni portugais, ni français. Il parle seulement la langue de sa tribu. Nous l’avons nous-même un peu adopté ». Le drame d’un enfant abandonné par la vie, parce que sa maman est morte et un policier l’a confié aux autorités pour qu’elles s’en chargent. Cela te touche, et la mission commence ainsi à prendre des couleurs, elle te fait dire quelque chose, elle te fait caresser.

La mission t’implique toujours. Au moins, moi, elle m’implique. Je dis toujours aux jeunes : vous, ce que vous faites dans la vie, il faut le faire en marchant et avec les trois langages : celui de la tête, celui du cœur et celui des mains. Et les trois langages harmonisés, de telle sorte que vous pensiez ce que vous dites et ce que vous faites, que vous sentiez ce que vous pensez et ce que vous faites, et que vous fassiez ce que vous sentez et ce que vous pensez. Je  ne sais pas faire un bilan de la mission. Avec tout cela, je vais prier devant le Seigneur, parfois je m’endors devant le Seigneur, mais en portant toutes ces choses que j’ai vécues dans la mission et je lui demande de confirmer lui-même dans la foi à travers moi. C’est comme cela que j’essaie de vivre la mission du pape et que je la vis ».

La JMJ de Panama a-t-elle répondu à vos attentes ?

Oui, le thermomètre c’est la fatigue et je suis épuisé (« distrutto »= ko).

Ces jours-ci, vous avez parlé avec beaucoup de monde et de jeunes. Et aussi avec des jeunes qui s’éloignent de l’Église. Quelles sont les raisons qui les éloignent ?

« Il y en a beaucoup, certaines sont personnelles. Mais plus généralement, c’est le manque de témoignage des chrétiens, des prêtres et des évêques. Je ne dis pas des papes parce que c’est trop, mais… eux aussi. Si un pasteur fait l’entrepreneur ou l’organisateur d’un plan pastoral, s’il n’est pas proche des gens, il ne donne pas un témoignage de pasteur. Le pasteur doit être avec les gens. Le pasteur doit être devant le troupeau, pour indiquer le chemin. Au milieu du troupeau pour sentir l’odeur des gens et comprendre ce que sentent les gens, de quoi ils ont besoin. Et il doit être derrière le troupeau pour veiller sur l’arrière-garde. Mais si un pasteur ne vit pas avec passion, les gens se sentent abandonnés ou éprouvent un certain sentiment de mépris. Ils se sentent orphelins.

J’ai parlé avec des pasteurs, mais il y a aussi les chrétiens, les catholiques. Il y a des catholiques hypocrites, qui vont à la messe tous les dimanches et qui ne paient pas le treizième mois, ils te paient au noir, ils exploitent les gens. Et ensuite ils vont aux Caraïbes pour les vacances, en ayant exploité les gens. Si tu fais cela, tu donnes un contre-témoignage. C’est à mon avis ce qui éloigne le plus les gens de l’Église. Aux laïcs, je suggèrerais : ne dis pas que tu es catholique si tu ne donnes pas un témoignage. Tu peux plutôt dire : je suis d’éducation catholique, mais je suis tiède, je suis mondain, excusez-moi, ne me regardez pas comme un modèle. Voilà ce qu’il faut dire. J’ai peur de ce genre de catholiques, qui se croient parfaits. L’histoire se répète, la même chose s’est produite pour Jésus avec les docteurs de la loi, qui priaient en disant : « Je te remercie, Seigneur, parce que je ne suis pas comme ces pécheurs ».

Pendant quatre jours, nous avons vu ces jeunes prier avec beaucoup d’intensité, nous pouvons penser que beaucoup ont la vocation. Peut-être que certains d’entre eux hésitent parce qu’ils ne pourront pas se marier. Est-il possible que vous permettiez à des hommes mariés de devenir prêtres dans l’Église catholique de rite latin, comme cela se fait dans les Églises orientales ?

Dans l’Église catholique de rite orientale, ils peuvent le faire, il y a l’option du célibat ou de l’homme marié avant le diaconat. En ce qui concerne le rite latin, il me vient à l’esprit une phrase de Paul VI : « Je préfère donner ma vie plutôt que de changer la loi sur le célibat ». Cela m’est venu à l’esprit et je tiens à le dire parce que c’est une phrase courageuse, il l’a dit en 1968-1970, à un moment plus difficile qu’actuellement.

Personnellement, que pense que le célibat est un don pour l’Église et je ne suis pas d’accord pour permettre le célibat comme option. Non. Il resterait seulement quelques possibilités dans des endroits très loin, je pense aux îles du Pacifique, mais c’est une chose à laquelle penser lorsqu’il y a une nécessité pastorale. Le pasteur doit penser aux fidèles.

Il y a un livre du p. Lobinger, intéressant, c’est quelque chose qui est en débat parmi les théologiens mais ce n’est pas ma décision. Ma décision est : non au célibat optionnel avant le diaconat. C’est quelque chose qui vient de moi, c’est personnel, mais je ne le ferai pas, c’est clair. Suis-je quelqu’un de fermé ? Peut-être, mais je ne me sens pas de me mettre devant Dieu avec cette décision. Le p. Lobinger dit : l’Église fait l’Eucharistie et l’Eucharistie fait l’Église. Mais là où il n’y a ni l’Eucharistie ni la communauté – que l’on pense aux îles du Pacifique – Lobinger demande : qui fait l’Eucharistie ? Les directeurs et les organisateurs de ces communautés sont des diacres ou des sœurs ou des laïcs. Lobinger dit : on pourrait ordonner un homme âgé marié, c’est sa thèse. Mais qu’il exerce seulement le « munus sanctificandi », c’est-à-dire qu’il célèbre la messe, qu’il administre le sacrement de réconciliation et qu’il donne l’onction des malades. L’ordination sacerdotale donne les trois « munera » : le « munus regendi » (le pasteur qui guide), le « munus docendi » (le pasteur qui enseigne) et le « munus sanctificandi ». L’évêque lui donnerait seulement l’autorisation pour le « munus sanctificandi ». C’est la thèse, le livre est intéressant et cela peut peut-être aider à répondre au problème.

Je crois que le thème doit être ouvert en ce sens pour les lieux où il y a un problème pastoral à cause du manque de prêtres. Je ne dis pas qu’il faut le faire, je n’y ai pas réfléchi, je n’ai pas suffisamment prié sur ce point. Mais les théologiens en discutent, il faut qu’ils étudient.

Je parlais avec un official de la Secrétairerie d’État, un évêque qui a dû travailler dans un pays communiste au début de la révolution et, quand ils ont vu comment arrivait cette révolution dans les années 50, les évêques ont ordonné en cachette des paysans, bons et religieux. Et puis une fois passée la crise, trente ans plus tard, cela a été résolu. Et il me disait l’émotion qu’il avait quand, lors d’une concélébration, il voyait ces paysans avec des mains de paysan, mettre leur aube pour concélébrer avec les évêques.

Cela s’est produit dans l’histoire de l’Église. Il faut y réfléchir et prier sur ce point.

Enfin, j’avais oublié de citer Anglicanorum coetibus de Benoît XVI, pour les prêtres anglicans qui sont devenus catholiques en gardant leur vie comme s’ils étaient orientaux. Je me souviens, lors d’une audience du mercredi, j’en ai vu beaucoup avec leur petit col et avec beaucoup de femmes et d’enfants.

Il existe un problème commun dans toute l’Amérique centrale, y compris le Panama et une bonne partie de l’Amérique latine : les grossesses précoces. Rien qu’à Panama, il y en a eu dix mille l’année dernière. Les détracteurs de l’Église catholique l’accuse parce qu’elle s’oppose à l’éducation sexuelle dans les écoles. Quelle est l’opinion du pape ?

Je crois qu’il faut donner une éducation sexuelle dans les écoles. Le sexe est un don de Dieu, ce n’est pas un monstre. C’est un don de Dieu pour aimer et si quelqu’un l’utilise pour gagner de l’argent ou pour exploiter l’autre, c’est un autre problème.

Il faut offrir une éducation sexuelle objective, tel que c’est, sans colonisations idéologiques. Parce que si, dans les écoles, on donne une éducation sexuelle imprégnée de colonisations idéologiques, tu détruis la personne.

Le sexe comme don de Dieu doit être éduqué, sans rigidité. Éduqué, qui vient de « educere », pour faire émerger le meilleur de la personne et l’accompagner sur ce chemin. Le problème est chez les responsables de l’éducation, au niveau national comme au niveau local et comme aussi dans chaque unité scolaire : que les maîtres se retrouvent pour cela, quels livres… J’en ai vu de toutes sortes, il y a des choses qui font mûrir et d’autres qui sont dommageables.

Je dis cela sans entrer dans les problèmes politiques du Panama : il faut une éducation sexuelle pour les enfants. L’idéal est qu’ils commencent à la maison, avec les parents. Cela n’est pas toujours possible en raisons de toutes les situations familiales, ou parce qu’ils ne savent pas comme le faire. L’école y remédie, et elle doit le faire, sinon il reste un vide qui est rempli par n’importe quelle idéologie.

À Panama, vous avez dit que vous étiez très proche des Vénézuéliens et vous avez demandé une solution juste et pacifique, dans le respect des droits humains de tous. Les Vénézuéliens veulent comprendre : qu’est-ce que cela signifie ? La solution passe-t-elle par la reconnaissance de Juan Guaidó qui a été soutenu par de nombreux pays ? D’autres demandent des élections libres rapidement. Les gens veulent sentir votre soutien, votre aide et votre conseil.

En ce moment, je soutiens tout le peuple du Venezuela parce qu’il souffre, ceux d’un côté et ceux de l’autre.

Si je soulignais ce que dit tel ou tel pays, je m’exprimerais sur quelque chose que je ne connais pas, ce serait une imprudence pastorale et ce serait dommageable. Les paroles que j’ai prononcées, je les ai pensées et repensées. Et je crois que, par ces paroles, j’ai exprimé ma proximité, ce que je sens.

Je souffre de ce qui se passe en ce moment au Venezuela et c’est pourquoi j’ai demandé qu’il y ait une solution juste et pacifique. Ce qui me fait peur, c’est l’effusion de sang. Et je demande de la grandeur dans l’aide de la part de ceux qui peuvent aider à résoudre le problème.

Le problème de la violence me terrorise, après tout le processus de paix en Colombie, pensez à l’attentat dans l’école des cadets de l’autre jour, quelque chose de terrifiant. C’est pour cela que je dois être… je n’aime pas le mot « équilibré », je veux être un pasteur, et s’il y a besoin d’une aide, qu’ils la demandent d’un commun accord ».

Une jeune américaine nous a raconté que, pendant votre déjeuner avec les jeunes, vous lui aviez parlé de votre douleur à cause de la crise des abus. Beaucoup de catholiques américains se sont sentis trahis et abattus après les nouvelles des abus, et de leur couverture par certains évêques. Quelles sont vos attentes et vos espérances pour la rencontre de février, pour que l’Église puisse reconstruire la confiance ?

L’idée de cette rencontre est née au C9 parce que nous voyions que certains évêques ne comprenaient pas bien ou ne savaient pas quoi faire ou faisaient une chose bonne et une autre erronée. Nous avons senti que nous avons la responsabilité de donner une « catéchèse » sur ce problème aux conférences épiscopales et c’est pour cela qu’on appelle les présidents des épiscopats.

Premièrement : que l’on prenne conscience du drame, de ce qu’est un petit garçon ou une petite fille dont on a abusé. Je reçois régulièrement des personnes dont on a abusé. Je me souviens de quelqu’un : 40 ans sans pouvoir prier. C’est terrible, la souffrance est terrible.

Deuxièmement : qu’ils sachent ce qu’il faut faire, quelle est la procédure. Parce que parfois, l’évêque ne sait pas quoi faire. C’est quelque chose qui s’est beaucoup développé et qui n’est pas arrivé partout. Et ensuite que l’on fasse des programmes généraux mais qu’ils arrivent à toutes les conférences épiscopales : sur ce que doit faire l’évêque, ce que doit faire l’archevêque métropolite et ce que doit faire le président de la conférence épiscopale. Qu’il y ait des protocoles clairs, pour le dire en termes un peu juridiques. Voilà l’objectif principal.

Mais avant ce que l’on doit faire, il faut prendre conscience. Là, à cette rencontre, on priera, il y aura des témoignages pour prendre conscience et une liturgie pénitentielle pour demander pardon au nom de toute l’Église. Ils travaillent bien à la préparation de la rencontre.

Je me permets de dire que j’ai perçu une attente un peu excessive. Il faut dégonfler les attentes sur les questions que j’ai mentionnées, parce que le problème des abus continuera, c’est un problème humain, partout. J’ai lu une statistique l’autre jour. Il était dit que 50 pour cent des cas sont dénoncés, 20 pour cent sont écoutés et dans seulement 5 pour cent des cas, il y a une condamnation. Terrible.

C’est un drame humain dont il faut prendre conscience. Nous aussi, en résolvant le problème dans l’Église, nous aiderons à le résoudre dans la société et dans les familles où la honte pousse à tout couvrir. Mais nous devons d’abord prendre conscience et avoir des protocoles et avancer.

Vous avez dit qu’il était absurde et irresponsable de considérer les migrants comme porteurs d’un mal social. En Italie, les nouvelles politiques sur les migrants ont conduit à la fermeture du centre de Castelnuovo di Porto, que vous connaissez bien. Là, on voyait des signes d’intégration, les enfants allaient à l’école et maintenant, il risquent d’être déracinés.

J’ai entendu parler de ce qui se passait en Italie mais j’étais plongé dans ce voyage. Je ne connais pas les faits avec précision, même si je peux imaginer. Il est vrai que le problème est très complexe. Il faut de la mémoire. Il faut se demander si ma patrie a été faite par des migrants. Nous, les Argentins, tous des migrants. Les Etats-Unis, tous des migrants.

Un évêque a écrit un très bel article sur le problème du manque de mémoire. Et puis les mots que j’emploie : recevoir, le cœur ouvert pour recevoir. Accompagner, faire grandir et intégrer. Le gouvernant doit user de prudence, parce que la prudence est la vertu de celui qui gouverne. C’est une équation difficile.

Il me vient à l’esprit l’exemple suédois qui, dans les années 70, avec les dictatures en Amérique latine, a reçu beaucoup d’immigrés, mais ils ont tous été intégrés. Je vois aussi ce que fait Sant’Egidio, par exemple : il intègre tout de suite. Mais l’année dernière, les Suédois ont dit : arrêtez-vous un peu parce que nous ne parvenons pas à finir le parcours d’intégration. Et cela, c’est la prudence du gouvernant.

C’est un problème de charité, d’amour et de solidarité. Je redis que les nations les plus généreuses pour recevoir ont été l’Italie et la Grèce et aussi un peu la Turquie. La Grèce a été très généreuse et aussi l’Italie, très. Il est vrai qu’il faut penser avec réalisme.

Et puis il y a autre chose : la façon de résoudre le problème des migrations est d’aider les pays d’où viennent les migrants. Ils viennent à cause de la faim ou de la guerre. Investir là où il y a la faim, l’Europe est capable de le faire, et c’est une façon d’aider ces pays à grandir. Mais il y a toujours cet imaginaire collectif que nous avons dans l’inconscient : il faut exploiter l’Afrique ! Cela appartient à l’histoire et cela fait mal ! Les migrants du Moyen-Orient ont trouvé d’autres voies de sortie. Le Liban est une merveille de générosité, il accueille plus d’un million de Syriens. La Jordanie, même chose. Et ils font ce qu’ils peuvent, espérant réintégrer. La Turquie aussi en a reçu. Et nous aussi, en Italie, nous en avons accueilli. C’est un problème complexe dont il faut parler sans préjugés.

Je vous remercie beaucoup pour votre travail. Je voudrais dire quelque chose à propos de Panama : j’ai senti un sentiment nouveau, il m’est venu ce mot : Le Panama est une nation noble. J’ai trouvé de la noblesse.

Et puis je voudrais dire autre chose que nous, en Europe, nous ne voyons pas et que j’ai vu ici à Panama. J’ai vu des parents qui élevaient leurs enfants en te disant : c’est ma victoire, c’est ma fierté, c’est mon avenir. Dans l’hiver démographique que nous vivons en Europe – et en Italie, en-dessous de zéro – cela doit nous faire réfléchir. Quelle est ma fierté ? Le tourisme, les vacances, ma villa, mon petit chien ? Ou mon enfant ?
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Source : https://fr.zenit.org/
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