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 Santé : la tendresse est la « clé » pour comprendre le malade

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Date d'inscription : 17/03/2013

05032018
MessageSanté : la tendresse est la « clé » pour comprendre le malade



La tendresse est la « clé » pour comprendre le malade, a affirmé le pape François devant les membres de la Fédération nationale italienne des Ordres professionnels d’infirmiers (IPASVI), qu’il a reçus dans la salle Paul VI du Vatican, ce samedi 3 mars 2018.

Discours du pape François :

Chers frères et sœurs, bonjour !

Je suis heureux de vous rencontrer et avant tout, je voudrais vous exprimer ma reconnaissance et mon estime pour le travail si précieux que vous faites pour tant de personnes et pour le bien de toute la société.

Merci, merci beaucoup !

J’adresse mes cordiales salutations au Président et à toute la Fédération Nationale des Ordres Professionnels d’Infirmiers, représentés aujourd’hui par vous. Provenant vraiment d’une longue tradition associative, cette fédération peut se dire « nouvellement née » et est en train maintenant d’accomplir ses premiers pas. Sa constitution, confirmée depuis quelques jours par le Parlement italien, met mieux en lumière la valeur des professionnels infirmiers et garantit une plus grande valorisation de votre professionnalisme. Avec pratiquement 450 mille inscrits, vous formez le plus grand ordre professionnel italien, et vous représentez une référence également pour les autres catégories professionnelles. Le chemin commun que vous accomplissez vous permet non seulement d’avoir une seule voix et une plus grande force contractuelle, mais surtout de partager des valeurs et des objectifs qui sont à la base de votre action.

Le rôle des infirmières dans l’assistance aux malades est vraiment irremplaçable. En comparaison avec tous les autres, l’infirmière a une relation directe et continue avec le patient, si elle le soigne tous les jours, elle entend ses besoins et entre en contact avec son corps lui-même, quand elle s’en occupe. L’approche des soins que vous réalisez est particulière : en vous chargeant intégralement des besoins des personnes, c’est par cette sollicitude typique que les patients vous reconnaissent, et cela représente une partie fondamentale dans le processus de soin et de guérison.

Le code déontologique infirmier international, dont s’inspire aussi le code italien, identifie quatre tâches fondamentales de votre profession : « promouvoir la santé, prévenir la maladie, rétablir la santé et alléger la souffrance » (Introduction). Il s’agit de fonctions complexes et multiples, lesquelles touchent tous les aspects des soins, que vous accomplissez en collaboration avec les autres professions du secteur. Le caractère aussi bien curatif que préventif, de réhabilitation ou palliatif de votre action exige un professionnalisme élevé de votre part, qui demande une spécialisation et une remise à niveau, de par les évolutions constantes des technologies et des soins.

Cependant ce professionnalisme ne se manifeste pas seulement dans un environnement technique, mais aussi et peut-être encore plus dans la sphère des relations humaines, dans les lieux de soins et dans les maisons où se croisent mille relations, qui demandent attention, compétence et réconfort. Et c’est vraiment dans cette synthèse de capacités techniques et de sensibilité humaine que se manifeste pleinement la valeur et la beauté précieuse de votre travail.

En prenant soin des femmes et des hommes, des enfants et des plus âgés, pendant chaque phase de leur vie, de la naissance à la mort, vous êtes engagés dans une écoute continuelle, dans l’attention à comprendre quelles sont les exigences du malade, dans la phase qu’il est en train de traverser. En fait, devant la singularité de chaque situation, suivre un protocole n’est jamais suffisant, mais demande un effort continu – et fatiguant ! – de discernement et d’attention à la personne unique. Tout cela fait de votre profession une véritable et spécifique mission, et de vous des « experts en humanité », appelés à accomplir une tâche irremplaçable d’humanisation dans une société distante, qui trop souvent laisse en marge les personnes les plus faibles, ne s’intéressant qu’à ceux qui « valent », ou qui répondent aux critères d’efficacité et de gain.

Que la sensibilité que vous acquérez chaque jour au contact des patients fasse de vous des promoteurs de la vie et de la dignité des personnes. Soyez capables de reconnaître les justes limites de la technique, qui ne peut jamais devenir un absolu et mettre au second plan la dignité humaine. Soyez aussi attentifs au désir, parfois non exprimé, de spiritualité et d’assistance religieuse, qui représente pour beaucoup de patients un élément essentiel de sens et de sérénité de la vie, encore plus urgent dans la fragilité due à la maladie.

Pour l’Eglise, les malades sont des personnes dans lesquelles Jésus est présent d’une manière spéciale, il s’identifie à elles quand il dit : « J’étais malade et vous m’avez visité » (Mt 25,36). Dans tout son ministère, Jésus a été proche des malades, il les a approchés avec amour et en a guéri beaucoup. Rencontrant le lépreux qui lui demande d’être guéri, il tend la main et le touche (Cf Mt 8,2-3). L’importance de ce simple geste ne doit pas nous échapper : la loi mosaïque interdisait de toucher les lépreux et leur interdisait de s’approcher des lieux habités. Cependant Jésus va au cœur de la loi, qui trouve sa synthèse dans l’amour du prochain, en touchant le lépreux il réduit la distance qui le sépare, afin qu’il ne soit pas séparé de la communauté des hommes et perçoive, à travers un simple geste, la proximité de Dieu lui-même. Ainsi, la guérison que Jésus lui donne n’est pas seulement physique, mais rejoint le cœur, parce que le lépreux n’a pas seulement été guéri mais il s’est aussi senti aimé. N’oubliez pas la « médecine des caresses » : c’est tellement important ! Une caresse, un sourire, c’est plein de signification pour le malade. Le geste est simple, mais il le fait grandir, il se sent accompagné, il sent la guérison proche, il se sent une personne, pas un numéro. Ne pas l’oublier.

Etant avec les malades et exerçant votre profession, vous-mêmes vous touchez les malades et, plus que tout autre, vous prenez soin de leur corps. Quand vous le faites rappelez-vous comment Jésus toucha le lépreux : pas de manière distante, indifférente ou impatiente, mais attentive et amoureuse, qui le fasse sentir respecté et pris en compte. En faisant ainsi, le contact qui s’établit avec patience les porte comme un reflet de Dieu le Père, de sa tendresse pour chacun de ses fils. Vraiment la tendresse : la tendresse est la « clé » pour comprendre le malade. Avec la dureté on ne comprend pas le malade. La tendresse est la clé pour le comprendre, c’est aussi une médecine précieuse pour sa guérison. La tendresse passe du cœur aux mains, passe à travers un « toucher » des blessures plein de respect et d’amour.

Il y a des années, un religieux me confia que la phrase la plus touchante qui lui avait été adressée dans sa vie était celle d’un malade, qu’il avait assisté pendant la phase terminale de sa maladie. « Je vous remercie père – lui avait-il dit – parce que vous m’avez toujours parlé de Dieu, sans vraiment jamais le nommer » : c’est cela que fait la tendresse. Voilà la grandeur de l’amour que nous adressons aux autres, qui porte cachée en elle, même si nous n’y pensons pas, l’amour même de Dieu.

Ne vous lassez jamais d’être proches des personnes avec ce style humain et fraternel, en trouvant toujours la motivation et la stimulation pour accomplir votre tâche. Cependant, soyez attentifs à ne pas vous dépenser jusqu’à pratiquement vous épuiser, ainsi qu’il arrive si vous êtes engagés dans la relation avec les patients au point de vous faire absorber, en vivant à la première personne tout ce qui leur arrive. Ce que vous accomplissez est un travail épuisant, outre qu’il expose à des risques, c’est un engagement excessif, joint à la dureté des charges et des rotations, il pourrait vous faire perdre la fraîcheur et la sérénité qui vous sont nécessaires. Soyez attentifs ! Un autre élément qui rend fatiguant et alors insoutenable l’accomplissement de votre profession c’est la carence de personnel, qui ne peut pas aider à améliorer les services offerts, et qu’une bonne administration ne peut pas entendre d’aucune manière comme une source d’économies.

Conscient de la tache si prenante que vous accomplissez, je saisis l’occasion pour exhorter les patients eux-mêmes à ne jamais tenir pour acquis ce qu’ils reçoivent de vous. Vous aussi, malades, soyez attentifs à l’humanité des infirmières qui vous assistent. Demandez sans prétendre ; ne vous attendez pas seulement à un sourire, mais aussi offrez-le à celui qui se dévoue pour vous. A ce propos, une vieille dame m’a raconté que, quand elle se rend à l’hôpital pour les soins dont elle a besoin, elle est si reconnaissante aux docteurs et aux infirmières pour le travail qu’ils font, qu’elle cherche à se rendre belle pour leur donner à son tour quelque chose. Donc que personne ne prenne pour acquis ce que les infirmières font pour lui ou pour elle, mais que l’on nourrisse toujours pour vous le sens du respect et de la gratitude qui vous est du. Et avec votre permission, je voudrais rendre hommage à l’infirmière qui m’a sauvé la vie. C’était une sœur infirmière : une sœur italienne, dominicaine, qui avait été envoyée en Grèce en tant que professeur, très compétente … Mais toujours comme infirmière était arrivée ensuite en Argentine. Et quand moi, à vingt ans, j’étais sur le point de mourir, c’est elle qui est allée dire aux docteurs, aussi en discutant avec eux : « Non, cela ne va pas, il faut lui en donner plus ». Et grâce à ces choses, j’ai survécu. Je la remercie tant ! Je la remercie. Je voudrais la nommer ici, devant vous : sœur Cornelia Caraglio. Une brave femme, courageuse aussi, au point de discuter avec les médecins. Humble, mais sûre de ce qu’elle faisait. Tant de vies, tant de vies sont sauvées grâce à vous ! Parce que vous êtes toute la journée là, et vous voyez ce qui arrive au malade. Merci pour tout cela !

En vous saluant, j’exprime mon souhait que le Congrès, que vous tiendrez dans les prochains jours, soit une fructueuse occasion de réflexion, d’échange et de partage. J’invoque sur vous tous la bénédiction de Dieu ; et vous aussi, s’il vous plaît, priez pour moi.

Et maintenant – en silence, parce que vous êtes de différentes confessions religieuses – en silence prions Dieu, notre Père à tous, afin qu’il nous bénisse.

Que le Seigneur vous bénisse tous, et les malades que vous soignez.
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Source : https://fr.zenit.org/
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