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 Conversation du pape François avec les jésuites du Bangladesh

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Date d'inscription : 17/03/2013

18122017
MessageConversation du pape François avec les jésuites du Bangladesh



Nonciature apostolique de Dacca, où treize jésuites qui accomplissent leur mission dans le pays l’attendent dans une salle, assis en cercle :

La première présence des jésuites sur cette terre remonte à la fin du XVIe. Une église fut construite en 1600, mais elle fut détruite dès l’année suivante.
Après avoir connu des hauts et des bas, nous sommes de nouveau présents au Bangladesh depuis 1994...Nous nous sentons tous fiers d’être jésuites...


Les deux dates que tu as citées ont attiré mon attention : 1600 et 1994. Donc, pendant des siècles, les jésuites ont connu des hauts et des bas, sans avoir une présence stable. Et c’est bien ainsi : les jésuites vivent aussi comme cela. Le père Hugo Rahner disait que le jésuite doit être un homme capable d’évoluer avec discernement, aussi bien dans le champ de Dieu que dans celui du diable. Pour vous, toutes ces années ont été un peu comme cela : vous mouvoir sans stabilité et aller de l’avant à la lumière du discernement.

Saint-Père, merci d’avoir parlé du peuple rohingya. Ce sont nos frères et sœurs, et c’est en ces termes que vous en avez parlé : des frères et sœurs. Le provincial a envoyé deux d’entre nous accomplir un service d’assistance parmi eux…

Aujourd’hui, Jésus-Christ s’appelle Rohingya. Tu parles d’eux comme de frères et sœurs : ils le sont. Je pense à saint Pierre Claver, qui m’est très cher. Lui, il a œuvré parmi les esclaves de son temps… et dire que certains théologiens de l’époque — peu nombreux, grâce à Dieu — discutaient pour savoir s’ils avaient une âme ou non ! Sa vie a été une prophétie, et il a aidé ses frères et ses sœurs qui vivaient dans une condition honteuse. Mais cette honte perdure encore aujourd’hui. Et aujourd’hui, on discute beaucoup sur la manière de sauver les banques. Le problème, c’est de sauver les banques. Mais, aujourd’hui, qui sauve la dignité des hommes et des femmes ? Les gens qui dépérissent n’intéressent personne. C’est ainsi que le diable réussit à œuvrer dans le monde d’aujourd’hui. Si nous avions un peu le sens des réalités, cela devrait nous scandaliser. Aujourd’hui, le scandale médiatique concerne les banques et non les personnes. Face à tout cela, nous devons demander une grâce : celle de pleurer. Le monde a perdu le don des larmes. Saint Ignace — qui faisait cette expérience — demandait le don des larmes. Saint Pierre Favre le faisait également. Autrefois, il existait des formulations dans la messe pour demander le don des larmes. La prière était : « Seigneur, toi qui as fait jaillir l’eau de la roche, fais jaillir les larmes de mon cœur pécheur. » L’impudence de notre monde est telle que la seule solution est de prier et de demander la grâce des larmes. Mais moi, ce soir, devant ces pauvres gens que j’ai rencontrés, j’ai éprouvé de la honte ! J’ai eu honte de moi-même, j’ai eu honte du monde entier. Excusez-moi, je cherche juste à partager avec vous mes sentiments…

Comment la compagnie de Jésus peut-elle aujourd’hui répondre aux besoins du Bangladesh ?

Sincèrement, je ne connais pas bien les activités de la compagnie de Jésus au Bangladesh. Mais le fait que le provincial ait chargé deux jésuites de travailler dans des camps de réfugiés me fait comprendre que les jésuites se mobilisent ! Et c’est vraiment là le propre de notre vocation, et cela est clairement exprimé par un mot de la « formule de l’Institut » de la Compagnie : discurrir, c’est-à-dire… aller de l’avant, se mobiliser… aller en chemin… éprouver les esprits… Cela est beau et c’est le propre de notre vocation.

Nous nous sentons bénis du fait que vous soyez venu au Bangladesh, c’est-à-dire « dans une nation » où la communauté chrétienne est si petite. Et vous avez fait cardinal l’archevêque de notre capitale. Pourquoi cette attention envers nous ?

Je dois dire que pour moi aussi le Bangladesh a été une surprise : il y a tant de richesses ! En nommant les cardinaux, j’ai cherché à regarder vers les petites Églises, celles qui grandissent à la périphérie. Non pas pour consoler ces Églises, mais pour lancer un message clair : les petites Églises qui grandissent à la périphérie et qui n’ont pas de traditions catholiques anciennes doivent aujourd’hui parler à l’Église universelle, à toute l’Église. Je sens de manière nette qu’elles ont quelque chose à nous apprendre.

Comment vous sentez-vous aujourd’hui après avoir célébré la messe avec les catholiques ? Avez-vous réussi à saluer les enfants comme vous le faites toujours ?

Oui. J’en ai salué quelques-uns. Et ce soir, j’ai salué les deux petites filles rohingya. Les enfants m’apportent de la tendresse. La tendresse fait du bien dans ce monde si souvent cruel : nous en avons besoin. Je veux rajouter quelque chose à ce sujet : saint Ignace était mystique. Sa véritable figure a été redécouverte récemment. On avait de lui une image rigide. Mais c’était une mère pour les malades ! Il était capable d’une profonde tendresse, qu’il a manifestée en de nombreuses occasions. C’est le père Arrupe qui — en tant que général de la Compagnie — nous a répété ces choses et nous a montré la profonde âme d’Ignace. Il a fondé le Centre ignacien de spiritualité et la revue Christus pour approfondir de manière renouvelée notre spiritualité. Pour moi, c’est une figure prophétique. Ta question me fait penser combien il est important d’avoir un cœur capable de tendresse et de compassion envers celui qui est faible ou pauvre ou petit.

Et souvenez-vous que c’est le père Arrupe qui a créé le Service jésuite des réfugiés. À Bangkok, avant de prendre l’avion sur lequel il allait avoir un ictus, il a dit : « Priez, priez, priez. » C’était le sens du discours qu’il a adressé en ce lieu aux jésuites qui sont en train de travailler avec les réfugiés : ne pas négliger la prière. C’était son « chant du cygne ». C’est bien là le dernier héritage qu’il a transmis à la Compagnie. Vous comprenez ? La sociologie est importante, certes, mais la prière l’est beaucoup plus.

Le pape a ensuite demandé s’il y avait d’autres questions, mais l’une des personnes présentes a répondu : « Non. Votre présence ici parmi nous nous apporte bien plus que de nombreuses réponses ! » .
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Source : https://fr.zenit.org/
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