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 Homélie à Ste Marthe : retrouver ses propres racines permet de guérir et de donner du fruit

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Date d'inscription : 17/03/2013

05102017
MessageHomélie à Ste Marthe : retrouver ses propres racines permet de guérir et de donner du fruit



Celui qui retrouve ses propres racines est un homme de joie, alors que «l’auto-exil psychologique» fait très mal. Le Pape l’a répété ce jeudi 5 octobre 2017, lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe.

François a donc exhorté à retrouver sa propre appartenance, en partant de la Première Lecture, tirée du Livre de Néhémie. Dans cet extrait est décrit «une grande assemblée liturgique» : c’est le peuple qui s’est rassemblé à Jérusalem, au terme de 70 ans de déportation à Babylone. Après l’effondrement de l’empire babylonien, le roi perse Artaxerxès, en voyant Néhémie, son sommelier, exprimer sa tristesse en versant le vin, a commencé à dialoguer avec lui. Néhémie a alors exprimé le désir de retourner à Jérusalem et «il pleurait». Il avait «la nostalgie de sa ville».

Le Pape a donc évoqué le Psaume évoquant la nostalgie des Hébreux qui s’asseyaient et pleurer le long des fleuves de Babylone. Cela lui fait penser à la «nostalgie des migrants», ceux qui sont «loin de leur Patrie et veulent rentrer».

Dans le passage de l’Ancien Testament lu ce matin, Néhémie se prépare à ramener le peuple à Jérusalem. Il s’agissait d’un «voyage difficile», parce qu’il «devait convaincre beaucoup de gens», et apporter les choses pour reconstruire la ville, les murs, le Temple, et, surtout, «c’était un voyage pour retrouver les racines du peuple». Après de nombreuses années, les racines «s’étaient affaiblies», mais elles n’étaient pas perdues. Reprendre les racines «signifie reprendre l’appartenance à un peuple», a expliqué le Pape. «Sans les racines, on ne peut pas vivre : un peuple sans racines ou qui laisse perdre les racines, c’est un peuple malade.»

«Une personne sans racines, qui a oublié ses propres racines, est malade. Retrouver, redécouvrir ses propres racines, et trouver la force d’aller de l’avant, la force pour donner du fruit, et, comme le dit le poète, "la force pour fleurir, parce que ce que l’arbre a de fleuri vient de ce qu’il a de souterrain". C’est justement ce rapport entre la racine et le bien que nous, nous pouvons faire.»

Et pourtant, dans ce chemin, il y a eu «beaucoup de résistances». «Les résistances viennent de ceux qui préfèrent l’exil, et quand il n’y a pas l’exil physique, l’exil psychologique : l’auto-exil de la communauté, de la société, ceux qui préfèrent être un peuple éradiqué, sans racines. Nous devons penser à cette maladie de l’auto-exil psychologique, elle fait beaucoup de mal. Elle nous retire les racines, elle nous retire l’appartenance.»

Mais le peuple va de l’avant, et arrive au jour dans lequel la reconstruction est faite. Le peuple, alors, se rassemble pour «reprendre ses racines», c’est-à-dire, a affirmé le Pape, pour écouter la Parole de Dieu, que lisait le scribe Esdras. Et le peuple pleurait, mais cette fois ce n’étaient pas les pleurs de Babylone : «c’étaient les pleurs de la joie, de la rencontre avec ses propres racines, la rencontre avec sa propre appartenance». Une fois finie la lecture, Néhémie les invite à faire la fête. Il s’agit de la joie de celui qui a trouvé ses propres racines.

«L’homme et la femme qui retrouvent leurs propres racines, qui sont fidèles à leur propre appartenance, sont un homme et une femme dans la joie. Et cette joie est leur force. Des pleurs de tristesse aux pleurs de joie ; des pleurs de faiblesse pour être éloignés de leurs racines et de leur peuple, aux pleurs d’appartenance. "Je suis à la maison. Je suis à la maison."»

Le Pape a donc invité les personnes présentes à la messe à lire le chapitre 8 de Néhémie, dont est tiré la Première Lecture du jour. Et à se demander si on ne laisse pas «tomber le souvenir du Seigneur», si on commence un chemin pour retrouver ses propres racines, ou si on préfère l’auto-exil psychologique, fermées en soi-même.

Et enfin, François a dit clairement que si on a «peur de pleurer», on aura aussi «peur de rire», parce que quand on pleure de tristesse, ensuite on pleure de joie. Il faut donc demander la grâce de savoir pleurer pour nos péchés, mais aussi de savoir pleurer de joie, parce le Seigneur «nous a pardonné, et Il a fait dans notre vie ce qu’Il a fait avec son peuple». Il faut donc demander la grâce de se mettre en chemin pour rencontrer ses propres racines.
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Source : http://fr.radiovaticana.va/
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