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 Angélus : Jésus nous sort des «sables mouvants»

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Date d'inscription : 17/03/2013

09072017
MessageAngélus : Jésus nous sort des «sables mouvants»




«Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.» L’invitation faite par le Christ et racontée par l'évangéliste Matthieu s’adresse à tous ceux qui se sentent fatigués et opprimés. Lors de la Prière de l'Angélus, Place Saint Pierre, Le Pape François propose une réflexion sur ce passage de l'Evangile de ce dimanche 9 juillet.

Jésus, qui sait combien la vie peut être difficile, en raison des déceptions et les blessures du passé, ou des incertitudes et des inquiétudes pour l'avenir, nous appelle à réagir et à ne pas rester dans le désarroi, ce qui serait une erreur. Réagir peut paraitre une évidence mais en réalité il n’en est pas ainsi: «Dans les moments sombres, il nous semblerait naturel de rester seul, de ruminer sur les injustices de la vie, sur l’ingratitude des autres, sur la méchanceté du monde», dit François, observant que dans de telles circonstances, si l’on reste enfermés sur nous-mêmes, on se familiarise avec la tristesse. Mais Jésus, lui, veut nous sortir de ces «sables mouvants», et c’est le sens de son appel «Venez».

Le chemin de la sortie passe par la relation à l’autre, par cette main tendue et en levant le regard vers celui nous aime réellement. «Car, poursuit le Saint Père, sortir de son propre enfermement n’est pas suffisant. Encore faut-il savoir où aller. De nombreuses destinations sont illusoires, elles promettent le repos et distraient quelque peu. Elles promettent la paix et le divertissement, mais en fin de compte, elles nous renvoient à notre précédente solitude. Ce sont des feux de paille».

Jésus ne se limite pas à nous appeler, il nous indique la direction : «Venez à moi».  Il arrive souvent que dans les moments difficiles on cherche à parler à un ami, un expert, à quelqu’un qui nous écoute. «C’est un grand bien», dit François, «mais n’oublions pas Jésus. N’oublions pas de nous ouvrir à lui et de lui raconter la vie, de lui confier des personnes et des situations.»

Il ne faudra pas cependant attendre que d’un coup de baguette magique Jésus puisse résoudre les problèmes. Jésus ne fera pas disparaitre les problèmes, il soulagera de l’angoisse. Il ne nous ôtera pas notre croix, il la portera avec nous. Car c’est lui, le repos que nous cherchons. Aller vers le Christ, lui donner de notre temps, le rencontrer chaque jour dans la prière, se familiariser avec sa parole, redécouvrir sans crainte son pardon, c’est se sentir aimé et consolé par lui.

Alors, en ce mois de juillet qui est un temps de vacances où nous recherchons le repos loin de ce qui fatigue le corps, François conclut: «N’oublions pas de chercher le vrai repos dans le Seigneur».
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Source : http://fr.radiovaticana.va/

Paroles du pape François avant l’angélus :

Chers frères et soeurs, bonjour!


Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus dit : « Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le poids du fardeau et moi je vous soulagerai » (Mt 11,28).

Le Seigneur ne réserve pas cette phrase à l’un de ses amis, non, il l’adresse à « tous » ceux qui sont fatigués et opprimés par la vie. Qui peut se sentir exclu de cette invitation ?

Le Seigneur sait combien la vie peut être lourde. Il sait que beaucoup de choses fatiguent le cœur : des déceptions, et des blessures du passé, des poids à porter et des torts à supporter dans le présent, des incertitudes et des préoccupations pour l’avenir.

Face à tout cela, la première parole de Jésus est une invitation à bouger et à réagir : « Venez ». L’erreur, quand cela va mal, c’est de rester là où l’on est, allongé là. Cela semble évident, mais combien c’est difficile de réagir et de s’ouvrir ! Ce n’est pas facile. Dans les moments sombres, il vient naturellement de rester entre soi, de ruminer combien la vie est injuste, combien les autres sont ingrats, et comme le monde est méchant et ainsi de suite. Nous le savons tous. Nous avons parfois subi cette vilaine expérience. Mais, fermés, sur nous-mêmes comme cela, nous voyons tout en noir. Alors on en arrive jusqu’à familiariser avec la tristesse, qui finit par être chez elle : cette tristesse nous porte à la prostration, c’est une vilaine chose que cette tristesse.

Au contraire, Jésus veut nous tirer de ces « sables mouvants » et c’est pourquoi il nous dit à chacun : « Viens ! » – « Qui ? » – “Toi, toi, toi…”. L’issue se trouve dans la relation, dans le fait de tendre la main et de lever le regard vers celui qui nous aime vraiment.

En effet, il ne suffit pas de sortir de soi, il faut savoir où aller. Parce que tant de buts sont illusoires : ils promettent le repos et ne font que distraire un peu, ils promettent la paix et donnent le divertissement, en laissant ensuite dans la solitude précédentes, ce sont des « feux d’artifice ».

C’est pour cela que Jésus indique où aller : « Venez à moi ». Et si souvent, face à un poids de la vie, ou à une situation douloureuse, nous essayons de parler avec quelqu’un qui nous écoute, avec un ami, avec un expert… C’est très bien de faire cela, mais n’oublions pas Jésus ! N’oublions pas de nous ouvrir à lui et de lui raconter notre vie, de lui confier les personnes et les situations.

Peut-être y a-t-il des « zones » de notre vie qui ne lui ont jamais été ouvertes et qui sont restées obscures parce qu’elles n’ont jamais vu la lumière du Seigneur. Chacun de nous a son histoire propre. Et si quelqu’un a cette zone obscure, cherchez Jésus, allez auprès d’un missionnaire de la miséricorde, allez à un prêtre, allez… Mais allez à Jésus, et racontez cela à Jésus.

Aujourd’hui, il dit à chacun : « Courage, ne baisse pas les bras devant les poids de la vie, ne te ferme pas face aux peurs et aux péchés, mais viens à moi ! »

Il nous attend, il nous attend toujours, non pour résoudre magiquement nos problèmes, mais pour nous rendre forts dans nos problèmes. Jésus ne nous supprime pas les poids de la vie, mais l’angoisse du cœur ; il ne nous supprime par la croix, mais il la porte avec nous. Et avec lui, tout poids devient léger (cf. v. 30), parce qu’il est le repos que nous cherchons.

Lorsque Jésus entre dans notre vie, la paix arrive, cette paix qui demeure même dans les épreuves, dans les souffrances.

Allons à Jésus, donnons-lui notre temps, rencontrons-le tous les jours dans la prière, dans un dialogue confiant, personnel ; familiarisons-nous avec sa Parole, redécouvrons sans peur son pardon, rassasions nous de son Pain de vie : nous nous sentirons aimés, nous nous sentirons consolés par lui.

C’est lui-même qui nous le demande, presque en insistant. Il le répète encore une fois à la fin de l’Evangile d’aujourd’hui : « Mettez-vous à mon école […] et je vous procurerai le repos » (v. 29).

Et donc, apprenons à aller à Jésus, et alors que pendant les mois d’été nous allons chercher un peu de repos de ce qui fatigue le corps, n’oublions pas de trouver le vrai repos dans le Seigneur.

Que nous aide en cela la Vierge Marie, qui prend toujours soin de nous quand nous sommes fatigués et opprimés et elle nous accompagne auprès de Jésus.

Paroles du pape François après l’angélus :

Chers frères et soeurs,

Je vous salue tous cordialement, Romains et pèlerins venus d’Italie et de différents pays. Vous êtes courageux, avec ce soleil, avec cette chaleur, sur la place. Bravo !

Je salue en particulier les pèlerins polonais venus de Chełm, dans le diocèse de Lublin (Pologne) en bicyclette. Avec aussi une pensée pour le grand pèlerinage que la famille polonaise de Radio Maria accomplit au sanctuaire de Częstochowa. Accompagnons ce pèlerinage du peuple polonais tous ensemble par un Ave Maria.

[Ave Maria…]

J’accueille avec joie les Soeurs Servantes de la Bienheureuse Vierge Marie et je bénis les travaux de leur Chapitre général qui commence aujourd’hui, ainsi que les prêtres de différents pays qui participent au cours pour les formateurs de séminaire organisé par l’Institut Sacerdos de Rome.

Je salue spécialement les jeunes de la chorale de Taïwan “Puzangalan” – ce qui signifie “espérance” –. Merci pour votre chant ! Et aussi le chœur alpin de Palazzolo sull’Oglio. Et les fidèles de Conversano.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !
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Source : https://fr.zenit.org/
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