Tous les textes du Pape François sur www.papefrancois.fr

Plus de 2500 discours ou homélies, des centaines de photos et des dizaines de vidéos ! (Cliquez sur ACCUEIL pour utiliser le GOOGLE de ce site).
 
AccueilAccueil  portailportail  RechercherRechercher  CalendrierCalendrier  S'enregistrerS'enregistrer  ImprimerImprimer  ConnexionConnexion  

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Partagez | 
 

 Audience générale : la force de la prière

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 2547
Date d'inscription : 17/03/2013

25052016
MessageAudience générale : la force de la prière


Mercredi 25 Mai 2016

Audience générale : la force de la prière



Devant des milliers de fidèles réunis sous un timide soleil printanier à l'occasion de l'audience générale place Saint-Pierre, ce mercredi 25 mai 2016, le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèse consacré à la Miséricorde dans les Evangiles. Prenant cette fois appui sur la Parabole de la veuve et du juge inique (Luc 18, 1-5 ), François a rappelé l’importance de la prière, comme «source de miséricorde». «Il faut toujours prier, a-t-il insisté, sans jamais se décourager».

C’est l’histoire d’un juge inique, sans scrupules, «qui ne craint ni Dieu, ni les hommes». C’est vers lui pourtant que se tourne une veuve dans le besoin. Devant l’indifférence du juge, elle recourt à l’unique arme dont elle dispose : la persévérance, qui finit par payer. Le juge accède en effet à sa requête, non par acquit de conscience ou par miséricorde, mais seulement pour ne plus être importuné.

Que nous enseigne donc cette Parabole ? Qu’il faut prier, sans jamais se décourager. À la différence du juge inique, Dieu exauce toujours, et sans tarder, la prière de ceux qui crient vers lui jour et nuit. «Mais cela ne signifie pas qu’il le fasse au moment, ni de la manière dont nous le voudrions», précise le Pape.

« La prière n’est pas une baguette magique ! » , met en garde François. Elle nous aide plutôt à garder la foi et à faire confiance à Dieu, même si nous ne comprenons pas sa volonté. Sans elle, notre foi vacille. Jésus lui-même nous montre la voie, Lui qui a présenté, sur la Croix, «avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort» (Héb 5, 7). Et sa prière a été exaucée. Mais cette victoire sur la mort est passée par la mort elle-même, observe le Pape, pour qui l’objet de la prière doit passer au second plan. Seule compte notre relation avec le Père. Et voici ce que produit la prière : elle transforme le désir et le rend conforme à la volonté de Dieu.
«Demandons donc une foi persévérante comme celle de la Veuve de la Parabole, conclut François, une foi qui se nourrisse du désir de la venue du Seigneur».

La procession jeudi du Corpus Domini

À l’issue de l’audience générale, le Pape a rappelé la tenue ce jeudi 26 mai 2016 de la Solennité du Corpus Domini. Comme chaque année, l’évêque de Rome présidera une messe, sur le parvis de la basilique Saint-Jean-de-Latran, avant de guider la traditionnelle procession eucharistique le long de la Via Merulana, jusqu’à la basilique de Sainte-Marie-Majeure. François invite les Romains et les pèlerins à participer à «cet acte public de foi et d’amour en Jésus réellement présent dans l’Eucharistie».

Protéger les enfants

Et en ce mercredi 25 mai, Journée internationale pour les enfants disparus, le Pape a affirmé qu’il était du devoir de tous de protéger les enfants, «surtout ceux qui sont les plus exposés au risque élevé de l’exploitation, de la traite et des comportements déviants ». François appelle les autorités civiles et religieuses à «secouer et sensibiliser les consciences», à pas sombrer dans l’indifférence devant le drame de ces enfants «exploités et éloignés de leurs familles qui ne peuvent pas grandir sereinement et regarder l’avenir avec espérance». «J’invite tous à la prière afin que chacun d’eux puisse être rendu à l’affection de ses proches».

Prière pour la Syrie

La Syrie a également été évoquée ce mercredi. Après les attentats de Tartous et Jableh, deux fiefs alaouites de la région côtière, qui ont coûté la vie à plus de 150 personnes, le Pape a tenu à prier pour le «repos éternel des victimes», -presque toutes civiles-, «la consolation de leurs proches», et «la conversion» de ceux «qui sèment mort et destruction».
--------------------------------------------------------
Source : http://fr.radiovaticana.va/

Catéchèse du pape François :

Chers frères et sœurs, bonjour !

La parabole évangélique que nous venons d’entendre (cf. Lc 18,1-8 ) contient un enseignement important : « La nécessité de toujours prier, sans se décourager » (v.1). Il ne s’agit donc pas de prier quelquefois, quand je le sens. Non, Jésus dit qu’il faut « prier toujours, sans se décourager ». Et il donne l’exemple de la veuve et du juge.

Le juge est un personnage puissant, appelé à prononcer des sentences sur la base de la loi de Moïse. C’est pourquoi la tradition biblique recommandait que les juges soient des personnes craignant Dieu, dignes de foi, impartiales et qui ne se laissent pas corrompre (cf. Ex 18,21). Au contraire, ce juge « ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes » (v.2). C’était un juge inique, sans scrupules, qui ne tenait pas compte de la loi mais faisait ce qu’il voulait, selon son intérêt personnel. Une veuve s’adresse à lui pour que justice lui soit rendue. Les veuves, comme les orphelins et les étrangers, étaient les catégories les plus faibles de la société. Les droits qui leur étaient assurés par la loi pouvaient être facilement piétinés parce que, étant des personnes seules et sans défense, elles pouvaient difficilement se faire valoir : une pauvre veuve, là, seule, personne ne la défendait, on pouvait l’ignorer, y compris ne pas lui faire justice. Et de même l’orphelin, de même l’étranger, le migrant : à cette époque, ce problème était très présent. Devant l’indifférence du juge, la veuve recourt à son unique arme : continuer avec insistance de l’importuner en lui présentant sa demande de justice. Et justement grâce à sa persévérance, elle atteint son but. Le juge, en effet, à un certain point, l’exauce non parce qu’il est mû par la miséricorde ni parce que sa conscience le lui impose, mais il admet simplement : « comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer » (v.5).

Jésus tire une double conclusion de cette parabole : si la veuve est parvenue à faire plier le juge malhonnête avec ses requêtes insistantes, combien plus Dieu, qui est un Père bon et juste, fera « justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit » ; et en plus, il ne les fera pas « attendre » mais il agira « bien vite » (vv.7-8 )

C’est pourquoi Jésus exhorte à prier « sans se lasser ». Nous éprouvons tous des moments de fatigue et de découragement, surtout quand notre prière semble inefficace. Mais Jésus nous assure : à la différence du juge malhonnête, Dieu exauce promptement ses enfants, même si cela ne signifie pas qu’il le fait dans les temps et de la manière que nous aimerions. La prière n’est pas une baguette magique ! Elle aide à conserver la foi en Dieu, à nous confier en lui, même quand nous ne comprenons pas sa volonté. En cela, Jésus lui-même – qui priait beaucoup ! – est pour nous un exemple. La Lettre aux Hébreux rappelle que « pendant les jours de sa vie dans la chair, il offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect » (5,7).

À première vue, cette affirmation semble invraisemblable, parce que Jésus est mort sur la croix. Et pourtant, la Lettre aux Hébreux ne se trompe pas : Dieu a vraiment sauvé Jésus de la mort en lui donnant une victoire totale sur elle, mais le chemin parcouru pour l’obtenir est passé à travers la mort elle-même. La référence à la supplication que Dieu a exaucée renvoie à la prière de Jésus à Gethsémani. Assailli par l’angoisse imminente, Jésus prie le Père de le délivrer du calice amer de sa passion, mais sa prière est remplie de confiance en son Père et il se remet sans réserve à sa volonté : « Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux » Mt 26,39).

L’objet de la prière passe au second plan ; ce qui importe plus que tout est la relation avec le Père. Voilà ce que fait la prière : elle transforme le désir et le façonne selon la volonté de Dieu, quelle qu’elle soit, parce que celui qui prie aspire avant tout à l’union avec Dieu qui est amour miséricordieux.

La parabole se termine par une question : « Cependant le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?» (v. 8 ). Et avec cette question, nous sommes tous mis en garde : nous ne devons pas abandonner la prière même si elle ne reçoit pas de réponse. C’est la prière qui conserve la foi, sans elle la foi vacille ! Demandons au Seigneur une foi qui se fasse prière incessante, persévérante, comme celle de la veuve de la parabole, une foi qui se nourrisse du désir de sa venue. Et dans la prière, nous expérimentons la compassion de Dieu qui, comme un Père, vient à la rencontre de ses enfants, plein d’amour miséricordieux.
-----------------------------------------------------------------------
Source : https://fr.zenit.org/
Revenir en haut Aller en bas
http://papefrancois.jeun.fr
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Audience générale : la force de la prière :: Commentaires

Aucun commentaire.
 

Audience générale : la force de la prière

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum
Tous les textes du Pape François sur www.papefrancois.fr :: Quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts. (Evangelii Gaudium) :: Tous les textes du Pape François-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetSauter vers: