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 Aux personnes qui ont perdu l’espérance

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05062013
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Aux personnes qui ont perdu l’espérance  Messa10

Mercredi 5 juin 2013

Aux personnes qui ont perdu l’espérance

C’est pour les personnes qui vivent « dans le sous-sol de l’existence », dans des conditions « à la limite », et qui ont perdu l’espérance qu’a prié le Pape François durant la messe de ce matin, mercredi 5 juin, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

L’invitation à tourner notre pensée vers les nombreuses personnes qui font l’expérience des situations d’abandon et « de souffrance existentielle » a été suggéré par les lectures liturgiques. Dans la première, tirée du livre de Tobie (3, 1-11.16-17), le Pape a identifié dans les expériences de Tobie et de Sarra les histoires de deux personnes qui souffrent, à la limite du désespoir, en équilibre entre la vie et la mort. Tous deux sont la recherche d’une « issue », qu’ils trouvent en se lamentant. « Ils ne blasphèment pas, mais ils se lamentent » a précisé le Saint-Père.
Citation :
« Se lamenter devant Dieu n’est pas un péché »
, a-t-il affirmé. Et immédiatement après il a raconté : « Un prêtre, que je connais, a dit un jour à une femme qui se lamentait devant Dieu à cause de ses malheurs : mais madame, cela est une forme de prière, continuez. Le Seigneur entend, il écoute nos lamentations ». Le Pape a ensuite rappelé l’exemple de Job et de Jérémie qui, a-t-il remarqué, « se lamentent aussi avec une malédiction : non contre le Seigneur, mais contre cette situation ». Du reste, a-t-il ajouté, se lamenter « est humain », également parce qu’il y a « tant de personnes dans cet état de souffrance existentielle ». Et en faisant référence à la photographie d’un enfant victime de malnutrition publiée hier après-midi sur la première page de l’édition italienne de L’Osservatore Romano, il a demandé : « Combien y en a-t-il ainsi ? Pensons à la Syrie, aux réfugiés, à tous ces gens ? ». Et « pensons aux hôpitaux : combien, avec des maladies en phase terminale, qui souffrent ainsi ? ».

Enfin le Pape a mis en lumière comment dans la première lecture on trouve un « petit mot qui ouvre la porte à l’espérance » et qui peut aider dans la prière. C’est l’expression « au même moment » : Quand Tobie priait, « au même moment » Sarra priait ; et « au même moment » la prière de tout deux fut accueillie devant la gloire de Dieu. « La prière – a dit le Pape – arrive toujours à la gloire de Dieu. Toujours, quand elle est prière dans le cœur ». En revanche, quand on regarde les situations de souffrance uniquement comme à « une affaire de morale », celle-ci « n’arrive jamais, parce qu’elle ne sort jamais de nous-même, ne nous intéresse pas, c’est un jeu intellectuel ».

Citation :
D’où l’invitation à penser à ceux qui souffrent. C’est une condition que Jésus connaît bien, jusqu’à la limite extrême de l’abandon sur la croix.
Source

Texte Intégral :

Chers frères et sœurs, bonjour !


Je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur la question de l’environnement, comme j’ai déjà eu l’occasion de le faire en diverses occasions. C’est ce que me suggère également la célébration aujourd’hui de la Journée mondiale de l’environnement, promue par les Nations Unies, qui lance un puissant rappel à la nécessité d’éliminer le gaspillage et la destruction des aliments.

Lorsque nous parlons d’environnement, de la création, ma pensée va aux premières pages de la Bible, au Livre de la Genèse, où l’on affirme que Dieu établit l’homme et la femme sur terre afin qu’ils la cultivent et qu’ils la gardent (cf. 2, 15). Cela suscite en moi les questions suivantes : Que signifie cultiver et garder la terre ? Cultivons-nous et gardons-nous vraiment la création ? Ou bien est-ce que nous l’exploitons et nous la négligeons ? Le verbe « cultiver » me rappelle à l’esprit le soin que l’agriculteur prend de sa terre afin qu’elle porte du fruit et que celui-ci soit partagé : combien d’attention, de passion et de dévouement ! Cultiver et garder la création est une indication de Dieu donnée non seulement au début de l’histoire, mais à chacun de nous; cela fait partie de son projet ; cela signifie faire croître le monde avec responsabilité, en le transformant afin qu’il soit un jardin, un lieu vivable pour tous. Benoît XVI a rappelé à plusieurs reprises que ce devoir qui nous a été confié par Dieu Créateur exige de saisir le rythme et la logique de la création. Au contraire, nous sommes souvent guidés par l’orgueil de dominer, de posséder, de manipuler, d’exploiter; nous ne la « gardons » pas, nous ne la respectons pas, nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont il faut prendre soin. Nous sommes en train de perdre l’attitude de l’émerveillement, de la contemplation, de l’écoute de la création; et ainsi, nous ne sommes plus capables d’y lire ce que Benoît XVI appelle « le rythme de l’histoire d’amour de Dieu avec l’homme ». Pourquoi est-ce le cas ? Parce que nous pensons et vivons de façon horizontale, nous nous sommes éloignés de Dieu, nous ne lisons pas ses signes.

Mais « cultiver et garder » ne comprend pas seulement le rapport entre nous et l’environnement, entre l’homme et la création, cela concerne également les relations humaines. Les Papes ont parlé d’écologie humaine, en étroite relation à l’écologie de l’environnement. Nous vivons actuellement un moment de crise ; nous le voyons dans l’environnement, mais surtout, nous le voyons dans l’homme. La personne humaine est en danger : cela est certain, la personne humaine aujourd’hui est en danger, voilà l’urgence de l’écologie humaine ! Et le danger est grave, parce que la cause du problème n’est pas superficielle, mais profonde : ce n’est pas seulement une question d’économie, mais d’éthique et d’anthropologie. L’Église l’a souligné à plusieurs reprises ; et beaucoup disent : oui, c’est juste, c’est vrai... mais le système continue comme avant, parce que ce qui prime, parce que ce qui domine, ce sont les dynamiques d’une économie et d’une finance sans éthique. Ce qui commande aujourd’hui, ce n’est pas l’homme, c’est l’argent, l’argent, le gain commande. Et Dieu notre Père a donné le devoir de garder la terre non pas à l’argent, mais à nous : aux hommes et aux femmes. Nous avons ce devoir ! En revanche, les hommes et les femmes sont sacrifiés aux idoles du profit et de la consommation : c’est la « culture du rebut ». Si un ordinateur se casse, c’est une tragédie, mais la pauvreté, les nécessités, les drames de tant de personnes finissent par faire partie de la normalité. Si une nuit d’hiver, tout près d’ici, via Ottaviano, par exemple, une personne meurt, ce n’est pas une nouvelle. Si dans tant de parties du monde, il y a des enfants qui n’ont rien à manger, ce n’est pas une nouvelle, cela semble normal. Il ne peut pas en être ainsi ! Et pourtant, ces choses entrent dans la normalité : que certaines personnes sans domicile fixe meurent de froid dans la rue, cela n’est pas une nouvelle. En revanche, une baisse de dix points dans les bourses de certaines villes représente une tragédie. Quelqu’un qui meurt, ce n’est pas une nouvelle, mais si les bourses chutent de dix points, c’est une tragédie ! Ainsi, les personnes sont mises au rebut, comme si elles étaient des déchets.

Cette « culture du rebut » tend à devenir une mentalité commune, qui contamine tout le monde. La vie humaine, la personne, ne sont plus considérées comme une valeur primaire à respecter et à garder, en particulier si elle est pauvre ou handicapée, si elle ne sert pas encore — comme l’enfant à naître — ou si elle ne sert plus — comme la personne âgée. Cette culture du rebut nous a rendus insensibles également aux gaspillages et aux déchets alimentaires, qui sont encore plus répréhensibles lorsque dans chaque partie du monde malheureusement, de nombreuses personnes et familles souffrent de la faim et de la malnutrition. Jadis, nos grands-parents faisaient très attention à ne rien jeter de la nourriture qui restait. Le consumérisme nous a poussés à nous habituer au superflu et au gaspillage quotidien de nourriture, à laquelle parfois nous ne sommes plus capables de donner la juste valeur, qui va bien au-delà des simples paramètres économiques. Rappelons-nous bien, cependant, que lorsque l’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre, à celui qui a faim ! J’invite chacun à réfléchir sur le problème de la perte et du gaspillage de la nourriture, pour identifier des façons et des moyens qui, en affrontant sérieusement cette problématique, puissent être des instruments de solidarité et de partage avec les personnes le plus dans le besoin.

Il y a plusieurs jours, en la fête du Corpus Domini, nous avons lu le récit du miracle des pains : Jésus donne à manger à la foule avec cinq pains et deux poissons. Et la conclusion du passage est importante : « Ils mangèrent et furent tous rassasiés, et ce qu’ils avaient eu de reste fut emporté : douze couffins » (Lc 9, 17). Jésus demande à ses disciples que rien ne soit perdu: pas de gaspillage ! Puis, il y a ce détail des douze couffins : pourquoi douze ? Qu’est-ce que cela signifie ? Douze est le nombre des tribus d’Israël, il représente de façon symbolique le peuple tout entier. Et cela nous dit que lorsque la nourriture est partagée de façon équitable, avec solidarité, personne ne manque du nécessaire, chaque communauté peut répondre aux besoins des plus pauvres. Écologie humaine et écologie de l’environnement vont de pair.

Je voudrais alors que nous prenions tous l’engagement sérieux de respecter et de garder la création, d’être attentifs à chaque personne, de combattre la culture du gaspillage et du rebut, pour promouvoir une culture de la solidarité et de la rencontre. Merci.

Je salue cordialement les pèlerins francophones, particulièrement les fidèles venus des Antilles, de l’Île Maurice et de Côte d’Ivoire. Je salue également le groupe d’imams de France engagés dans le dialogue interreligieux. Chers amis, ayons soin de la création, ayons soin de la personne humaine, de sorte que personne autour de nous ne soit privé du nécessaire. Bon pèlerinage à tous !
Source : vatican.va
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